Le 10/07/10 à 14h00
Camargue !
"On file à Lansargues ! Vous venez ?"
Nadine n'attend pas la réponse des filles pour comprendre que la plage à plus d'attraits que la Bandido. Il faut dire que trois serviettes plus loin, il y a tout un groupe de garçons de leur âge...Mathieu et Martin profitent de l'aubaine pour nous proposer de nous évader tous les deux.
Cette situation nous fait sourire, çà me ramène quarante ans en arrière : Nos parents avaient déjà ce désir de vouloir donner un sens à notre existence, même pendant les vacances. Bien que çà ne collait pas toujours avec nos plans, nous savions déjà que çà enrichirait l'ensemble de notre vie.
On fait un crochet par l'appartement, juste le temps de prendre une douche et de retrouver Julie et Alexis. La circulation est encombrée jusqu'à Lunel. L'arrière pays n'a à priori aucun attrait particulier. L'urbanisation y est galopante, comme ailleurs. Les lotissements fleurissent avec leurs mûrs de deux mètres de haut.
Pourtant au premier rond point, il y a déjà une bande. Pour le bonheur du préfet de l'Hérault, le pick up blanc a remplacé la voiture multicolore et pas toujours conduite par un conducteur majeur... Nous sommes heureux de constater que notre boulimie sécuritaire n'a pas tué l'essentiel de cette tradition.
Les bandes de filles et garçons qui se constituent dans chaque village, sillonnent les fêtes votives de la région au rythme des jeux. Depuis toujours, le bandido consiste à faire échapper un des veaux que la manade ramène aux prés. On ne connait pas l'origine de ce jeux, peut être une rivalité pour la conquête du cœur d'une femme...
Si cette histoire d'amour a existé, leurs auteurs lui auront donné une autre dimension que celle que l'on peut vivre sur la plage de la grande motte...
Quelques minutes avant que la manade traverse le rond point, les regards changent, l'atmosphère devient celle dont on sait qu'elle traversera les années, celle dont on sait qu'elle pourrait briser les mûrs de deux mètres de haut...
Le 27/07/10 à 14h00
Festival de Groboz !
L'été est la saison des festivals, les propositions sont nombreuses et se noient dans le marché lucratif du tourisme et des loisirs...
«Il y a des oeuvres qui font passer le temps, et dautres qui expliquent le temps.»
«La culture ne doit pas être accessible à tous, elle doit être l'oeuvre de chacun.» André Malraux
Aujourd'hui nos consciences sont malmenées par le commerce de l'ennui !
Que pourrions nous faire cette année de différent, juste pour essayer ?
A Groboz, le festival des équitations du monde ne sera pas un spectacle en plus. Ce sera un regard différent sur le temps où chacun à sa manière aidera le passé à inventer l'avenir.
Le 27/06/10 à 14h00
Musiques du monde - Maroc !
Nous ne reviendrons jamais en arrière, Dieu merci, mais nous devons changer notre regard, notre conscience pour vivre mieux.
Les évènements que nous aurons su créer, attesteront de la multiplicité des peuples, qui continuent, partout à travers le monde, de vivre et de vibrer à travers leurs cultures.
Un de ces évènements là va se tenir le 03 juillet à Cuisiat, au musée départemental du Revermont.
Patrimoine immatériel, les musiques de tradition sont reconnues aujourdhui comme un des éléments qui constitue la diversité des expressions culturelles.
Dans lAin, si Bresse et Revermont sont riches dun héritage musical collecté et réinvesti tant par les groupes folkloriques que par les musiciens de lautre bout du monde.
Les populations issues de limmigration portent, elles aussi, des mémoires musicales, vecteur déchange, didentité et de reconnaissance.
Les nombreux instruments portés par les musiciens et leurs répertoires, les partitions, les témoignages sonores et audio-visuels rendent compte de la richesse de ces musiques, de leur statut et mode de transmission, du rôle des musiciens et leur évolution.
Ils viennent dun petit village « Mhamid el Ghizlane », le dernier avant le désert situé dans le grnad Sud marocain, au sud de Ouarzazate. Leur terre était carrefour de caravanes et de marchandises mais les affres de la sécheresse ont changé le cours de lhistoire et les nomades ont été contraints de se sédentariser.
Quatre jeunes musiciens continuent de transmettre les sources de sagesse portées par leurs ancêtres. Elles sont le reflet des choses de la vie et du désert dans un dialecte « hassani ». Leur pari : conjuguer passé, tradition, authenticité des poèmes hassani avec la modernité. Le bivouac du Revermont est là pour accueillir cette facette remarquable du patrimoine musical mondial.
L'édition 2010 du festival de Groboz doit hasard de la programmation, nous conduire aux portes du désert marocain. La similitude avec nos chevaux des « équitations du monde » ne s'arrête pas là ! Sans partage, on reste figé sur limage, Il ny a pas la vérité du cur
Musée départemental du Revermont - Cuisiat
Samedi 3 juillet à 18 heures
Projet de coopération et de solidarité internationale soutenu par le conseil général de l'Ain et le ministère de la cohésion sociale.
Le 27/05/10 à 14h00
Equitations du monde !
Questions à Jacqueline Ripart, fondatrice de Kyrgyz Ate, fondation pour la réhabilitation du cheval kirghiz et le renouveau des traditions équestres des nomades. Elle travaille aujourdhui en étroit partenariat avec cheval daventure en Kirghizie et au Tadjikistan.
Pourquoi t'être intéressée au cheval Kirghiz ?
J'ai passé ma vie à rencontrer des minorités ethniques qui ont le cheval au coeur de leur culture. L'Asie Centrale est le berceau des premiers chevaux domestiques, c'était un rêve de gamine.
Je me suis beaucoup documentée, notamment grâce aux écrits de Prewalsky (19ème siècle) qui évoquait lextraordinaire résistance des chevaux des kirghizs. Je voulais mieux les connaître.
Mais quand je me suis installée ici en 2001, je nen ai pas trouvé ! Pendant l'aire communiste, il fallait réduire la mobilité des nomades, arrêter les célébrations équestres qui prenaient du temps dans les kolkozs (mais qui était aussi un excellent moyen de sélectionner les chevaux les plus endurants !).
Des chevaux européens furent croisés avec les chevaux kirghizs, ce qui a conduit à la quasi disparition de la race. Seule la sélection naturelle a perdurée, ce qui a permis de diminuer la présence du sang européen chez les chevaux de montagne.
Comment est né le festival « At Chabysh » ?
D'abord je me suis déplacée en montagne et de villages en villages pour aller voir les éleveurs sur les bazars. Le désir des bergers de faire revivre le cheval kirghiz était toujours là, il fait parti de leur identité, de leur fierté.
J'ai alors voulu répondre à quelque chose de fort queux seuls n'étaient pas capables de réaliser. Jai formé des zootechniciens, organisé des séminaires.
Et puis en 2005, ce fut la première édition du festival At Chabysh, qui réintroduisit les jeux équestres et les courses. Il a pour but de redonner au cheval kirghiz sa place et son rôle social. Aujourdhui dans les villages il y a plein de jeunes qui sentraînent !
Quel est le rôle du tourisme ?
L'écotourisme à cheval permet de redonner une actualité à ce cheval qui est en train de disparaître. Mais cest le début de lécotourisme ici, et il faut être vigilent à ce que ce secteur économique soit pris en charge par les gens du pays eux-mêmes. Pour quils aient accès à ce secteur, il faut quils soient formés. Cest aussi lobjectif de la fondation.
Le 27/04/10 à 14h00
Leçon de cheval !
Farida a pouliné cette nuit et nous avons tout de suite remarqué qu'elle navait pas délivré ! En fin de matinée, nous décidons d'intervenir
La veille nous la manipulions aisément, aujourdhui la prendre au licol ne sera pas si simple. Farida nous interdit de s'approcher d'elle et donc de son poulain.
Dans la nature, le cheval est gouverné par ses instincts qui s'ordonnent les uns par rapport aux autres en fonction de la situation.
En temps normal, on retrouve dans l'ordre :
Chercher à se regrouper avec d'autres congénères pour se mettre sous la protection du groupe, puis se nourrir (ainsi vous verrez un cheval préférer quitter un râtelier pour suivre les autres qui ont mangé avant lui), puis protéger sa progéniture.
Le jour du poulinage et tant que le poulain est trop faible, l'ordre s'inverse :
La protection de sa progéniture prend le pas sur le besoin de se nourrir qui prend le pas sur l'instinct grégaire (ainsi vous verrez souvent une jument et son jeune poulain à lécart du reste du groupe).
C'est en observant puis en adoptant son fonctionnement que l'homme peut aller plus loin dans sa relation avec le cheval.
Le 27/03/10 à 14h00
Séparation !
Aujourd'hui on vend Taous et Tarik ! Après trois ans de vie commune et des tas d'expériences partagées, ils nous quittent comme des enfants quittent leurs parents...
C'est vrai qu'ils ne partent pas pour l'inconnu, leurs nouveaux propriétaires partagent notre vision du cheval. D'ailleurs sommes nous propriétaires de nos chevaux ?
Et puis 2009 a été une année noire pour la vente. Nous avions d'ailleurs contacter d'autres éleveurs en février, histoire de se rassurer mutuellement et puis tout s'est accélérer avec des propositions.
Ces deux réflexions contribuent à rendre la séparation plus facile.
Les chevaux n'y sont pour rien. Une fois de plus, c'est une histoire d'hommes...
Le 27/02/10 à 14h00
Le plus ancien traité d'équitation !
Gravées voici trente-cinq siècles, les tablettes du maître écuyer Kikkuli constituent le traité d'équitation le plus ancien du monde. Enterrées depuis plusieurs millénaires sous les ruines de la capitale hittite (ce royaume qui fit trembler le pharaon Ramsès II), ces tablettes ont été exhumées au début de ce siècle, mais sont restées depuis enfouies dans les réserves des musées et les cartons des chercheurs.
Elles s'y trouveraient encore si l'obstination d'un éditeur n'avait permis que ces tablettes, gravées en caractères cunéiformes et écrites en langue hittite, soient enfin traduites dans une langue moderne et publiées en français. Cet ouvrage de 120 pages est maintenant disponible aux éditions Favre, dans la collection Caracole.
Aussi "extravagant" que cela paraisse, un texte de cette importance, un texte du plus haut intérêt historique, demeurait inconnu, inaccessible, comme interdit.
C'est dans lextraordinaire vivier quest le CNRS, quon retrouve lexistence de plusieurs tablettes dispersées entre les Staatliche Museen de Berlin (où sont conservées les tablettes 1, 3 et 4) et le Arkeologi Muzesi d'Istanbul (tablette 2), sans parler du Arkeologi Muzesi d'Ankara, où se trouvent des tablettes complémentaires sur le lavage des chevaux.
Matériellement, ces tablettes se présentent sous forme de plaques d'argile d'environ 15 cm de large et 30 cm de haut, gravées de caractères cunéiformes recto-verso, souvent tête-bêche, et parfois même sur la tranche, épaisse de 1 à 2 cm. Chaque face est divisée en deux ou trois colonnes. L'écriture est serrée : pas de place perdue.
Incroyable : le traité d'équitation le plus ancien du monde, écrit dix siècles avant celui de Xénophon - quinze siècles avant notre ère -, ce document de la plus haute importance historique avait été déterré, certes, mais restait enfoui dans les cartons de quelques spécialistes assis sur leur savoir.
C'est un texte bouleversant. Pas uniquement parce qu'il constitue une "découverte", une trouvaille ; presque l'invention d'un trésor. Pas simplement non plus parce qu'il est ancien, très ancien, le plus ancien du monde : vieux de trente-cinq siècles, et donc pas très éloigné de l'époque à laquelle on situe généralement la domestication du cheval (environ vingt-cinq siècles avant notre ère, guère plus).
Il est émouvant, parce qu'on a souvent l'impression, en le lisant, d'une certaine proximité, d'une espèce de fraternité. On a souvent la sensation qu'il a été écrit sinon par un contemporain, du moins par quelqu'un dont les observations, les préoccupations sont très proches des nôtres, très "modernes".Pas de fioritures inutiles, rien que du concret. Le texte de Kikkuli n'est pas un poème à la gloire du cheval, c'est un mode d'emploi.
A ce propos, et pour finir, juste un petit conseil : si vous avez des chevaux chez vous, rien ne vous oblige à essayer sur eux la méthode Kikkuli, dont la lecture est, et doit rester, un plaisir purement intellectuel.
Le 27/01/10 à 14h00
Leçon de cheval !
Il ny a pas un jour où je ne vais pas me planter devant ce foutu râtelier. Je ne trouve aucune explication pour comprendre l'accident !
Comment as tu fait pour te coincer dans ce trou moins large que toi, petite Vadia ?
Nous savions que tu n'étais pas dans le bon groupe de chevaux.
Le 27 novembre dans cette même colonne, nous évoquions la tentative avortée de réintroduction dans le groupe familial, là où tu aurais du naturellement te trouver naturellement ce terrible jour de lan.
Nous avions observé chez toi une incroyable confiance en lhomme, mais aussi une incroyable insouciance face à tes congénères.
Es-tu resté plus longtemps au râtelier alors que tu devais céder ta place, jusquau moment où tu as paniqué et tenter de sauter par-dessus ce mûr infranchissable.
Le 27 avril, Nadine disait dans cette même colonne: « Vadia est née par moins dix degré dans des conditions naturelles qui ne lauraient pas permis. Nous aurions accepté que Vadia ne survive pas ».
Ton histoire est cruelle, car elle nous rappelle que la vie ne sencombre pas de notre sensibilité.
Vadia ! tu étais le plus attachant des poulains que nous n'ayons jamais eu, aussi sans doute par ton histoire unique qui ta rapproché plus de l'homme et éloigné plus de tes congénères.
Ton histoire est cruelle, car elle nous pose cette question: Aurons nous le courage de continuer, si la condition est de s'endurcir pour supporter une telle désillusion ?
Nous avons acquis la conviction de l'importance des chevaux dans nos vies.
Nos enfants connaissent le prix à payer de notre passion. C'est leur regard sur nos choix qui nous pousse à continuer ...
Le 27/12/09 à 14h00
Leçon de cheval !
Marion avait renoncé à venir. « Pour une fois ! », avait-elle dit. Nous avions regagné Groboz au milieu de l'après-midi. La maison était déserte. Cette fois, c'était Edmond qui nous avait laissé un petit mot.
Le temps de nous changer et nous rejoignons les poulains. C'est une bonne occasion de les observer dans leur milieu naturel sous quinze centimètres de neige.
Devant les râteliers, il y a un cheval impatient ! Rocky, un quarter qui n'avait vécu qu'en box avant de venir chez nous. Les poulains, quant à eux, s'affairent le long des haies, dans un équilibre palpable.
Les chevaux ne sont pas si différents de nous. Ils appréhendent la contrainte où la soumission, encore plus l'enfermement. Ils recherchent un idéal de bien être, pourtant raisonnable.
Le cheval est conçu pour vivre dans un milieu ouvert et se déplacer en permanence pour satisfaire les quatre fonctions vitales : la sauvegarde, les relations sociales, la subsistance et la récupération.
La manière dont nous traitons les chevaux, est le reflet de ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes.
L'histoire des poulains est très différente de celle de Rocky. Elle est construite autour d'une unité naturelle. L'histoire de Rocky quant à elle, est le fruit d'une succession de bons procédés.
Le 27/11/09 à 14h00
Festival de Groboz !
L'édition 2010 qui doit nous conduire aux portes du désert, sera l'occasion de renouer avec l'idée première du festival de Groboz, le festival du rock et du cheval. Grace à une rencontre avec le groupe guitare du désert du Malien Ibrahim Djo, étoile montante de l'école Tinariwen.
Pour comprendre les racines de cette musique du désert, Il faut revenir 20 ans en arrière. Keddu Ag Hossad, partant à l'assaut du poste militaire malien de Menaka près de la frontière nigérienne, une kalachnikov à la main, une guitare électrique dans le dos.
Cette offensive du 30 juin 1990 sera l'amorce de la seconde rébellion touareg qui durera 3 ans et fera des milliers de victime.
Pendant le conflit, Tinariwen va assumer une fonction "double lame", maquisards engagés dans la lutte de libération de la région de l'Adrar des Ifoghas, au nord du Mali.
Si la maîtrise de l'espace a toujours découlé du contrôle des ressources d'eau, le verbe s'est quant à lui constamment abreuvé de métaphores et d'élégies. Comme si vivre dans cette immensité désolée exigeait que l'on étanche deux soifs plutôt qu'une, celle du corps, celle de l'âme.
Tinariwen est le produit de ce monde, né de la prouesse d'une langue chantée et du verdict des armes ; aussi sûrement que nos chevaux sont les reflets de son effondrement. Une série de catastrophes écologiques a eu raison d'un mode de vie ancestral reposant sur le nomadisme pastoral.
Avec la civilisation du méhari menacée de disparition et une paix, signée en 1992, au goût amer, les chansons de Tinariwen portent le deuil de l'épopée des tribus sahariennes, et s'efforcent de deviner le futur des générations qui doivent leur survivre.
La friction entre ce glorieux passé et un avenir incertain profite ainsi à l'embrasement de textes et de musiques dont l'esprit et la structure évoquera pour beaucoup le blues des origines.
Sans doute parce que l'origine du blues se situe précisément dans cette région située de part et d'autre de la boucle du fleuve Niger. Ce blues de l'homme bleu fixe les sédiments de l'Histoire, récente et lointaine, d'une nation oubliée. Mais aussi des éléments musicaux traditionnels typiquement sahariens passés au filtre de la modernité par une instrumentation électrique, notamment les guitares, beaucoup de guitares.
Pourtant pareille conjugaison n'aboutirait probablement à aucune vérité artistique si le destin personnel de chacun des acteurs de cette aventure n'y apportait son grain d'exil, de tragédie, de sublimation.
Tinariwen s'accommode de tous les fantasmes qui trainent sur la vie nomade et les peuples du désert. Des musiciens célèbres se sont pris d'intérêt pour le groupe. Robert Plant, Carlos Santana ont partagés la scène avec eux. Le groupe a ouvert un concert des Rolling Stones, à Glastonbury, en Angleterre. Herbie Hancock vient de l'inviter pour un enregistrement en studio. Ils font partie de ces artistes dits des « musiques du monde », qui ont su gagner la sympathie du public rock. En 2001, ils jouaient aux Transmusicales de Rennes et plus récemment aux Vieilles Charrues.
Tinariwen a suscité un intérêt pour la musique touarègue, peu exposée auparavant à la scène internationale, où elle était essentiellement transmise à travers le chant lancinant des femmes du groupe Tartit, de la région de Tombouctou (à la cité de la Musique, à Paris, le 12 février, avec Tinariwen). D'autres groupes touaregs, du Mali ou du Niger, sont apparus, tels Terakaft, Guitare du désert.
Au-delà de cette attraction, les membres de la famille Tinariwen ne veulent pas perdre de vue l'essentiel: la défense de la culture tamasheq et de ses terres. Une cause qui hier leur a fait prendre les armes, et aujourd'hui les maintiens en éveil.
La similitude avec nos chevaux des « équitations du monde » ne s'arrête pas là.
Le 27/10/09 à 14h00
Leçon de cheval !
Phénomène rare chez un cheval, Vadia est née en janvier! Elle s'est retrouvée de ce fait, isolée au moment du sevrage.
Pour la première fois à Groboz, nous avons du tenter la réintroduction d'une pouliche seule dans le groupe familial.
Qu'avons-nous observé ?
Un rejet net de Ghafel son père qui n'en veut plus dans son groupe.
Pourquoi le même cheval entier qui a accepté la réintroduction de deux poulains et de deux pouliches en 2007 et de deux poulains en 2008, refuse la réintroduction d'une pouliche seule en 2009 ?
Nous allons tenter d'y répondre !
La structure sociale des chevaux libres se caractérise par des relations durables entre étalons et juments.
La population se compose de groupes familiaux qui rassemblent un étalon avec ses juments et leurs poulains et de groupes de jeunes étalons célibataires.
Les poulains et pouliches qui naissent dans un groupe familial y restent 2 à 3 ans. Ils ont ainsi l'occasion de créer des liens sociaux.
La rivalité qui s'installe avec la maturité sexuelle, ne fait pas de place aux chances des poulains mâles de prendre l'ascendant sur leur père. Les poulains vont alors migrer à plusieurs, loin du groupe familial.
Les jeunes étalons ont au gré des combats, une espérance de vie inférieure à celle des pouliches. Les jeunes juments sont intégrées dans un groupe familial déjà existant.
Ainsi, par ce départ du groupe de naissance au moment où les jeunes chevaux sont physiologiquement aptes à la reproduction, les accouplements incestueux sont évités.
Et ils le sont à long terme ! En effet, les chevaux gardent en mémoire l'identité des congénères qu'ils ont côtoyés plusieurs années :
Si un étalon est mis à l'écart de son groupe familial juste avant la naissance de ses petits et qu'il y est replacé quelques années plus tard, il ne reconnait pas ses pouliches comme ses filles et peut se reproduire avec elles (expérience menée sur les chevaux de Camargue de la Tour du Valat).
La vie de famille est donc indispensable pour éviter l'inceste.
Lorsque les étalons et juments ont la possibilité de former des liens sociaux sur plusieurs années, ils évitent de préférence de se reproduire avec un membre de leur famille.
Ainsi, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les chevaux ont une tendance naturelle à éviter de concevoir des poulains fortement consanguins.
Il est probable que Ghafel ait reconnu sa fille Vadia lors de notre tentative contre nature de réintroduction.
Le 27/09/09 à 14h00
Regard !
J’ai toujours aimé l’automne ! Je n’ai jamais su pourquoi au juste . Je l’associe à la rentrée des classes. La rentrée des classes pour nous à Groboz, c’est le festival... La prairie est lumineuse à l’heure où les premières voitures se garent, en descendent les premiers spectateurs. Je ne sais pas ce qu’ils viennent chercher, je sais ce que j’aimerais qu’ils y trouvent...
Pendant tout le week-end, Je cherche à percevoir l’intérêt suscité et puis je tombe par hasard, sur ces deux photos : Il y a le papa que je suis et la petite fille que j’ai vu grandir, ils regardent dans la même direction, le bonheur n’est pas de montrer la voix à son enfant, mais de partager le rêve naissant de son enfant...
Il y a le regard du cow-boy qui se rend compte que sa vie se transmet et peut susciter d’autres vocations. Heureusement la diversité des équitations du monde est là pour nous rappeler à quel point le fil qui unit les civilisations et leurs montures, n’a ja--mais été rompu. Nous ne reviendrons jamais en arrière, Dieu merci, mais nous devons changer notre regard, notre conscience pour vivre mieux. Et voici que tous ces chevaux du monde entier, cette infiniment densité de races revivent, se diffusent, conquièrent de nouveaux espaces ! A nous de lire dans cet être magnifique et continuer à unir son destin au notre. Les évènements que nous auront su créer, attesteront de la multiplicité des cultures équestres, de la beauté des peuples cavaliers, qui continuent, partout à travers le monde, de vivre et de vibrer à travers leurs chevaux.
Le 27/08/09 à 14h00
Festival de Groboz !
L'autre jour, quelqu'un m'a parlé de l'an passé: « Je suis restée sur mon nuage toute la semaine ! »
Ce que j'ai aimé, c'est que nous n'avons même pas évoqué ce qui avait bien fonctionné, seul comptait l'émotion qui dure après.
Aujourd'hui, nous avons l'embarras du choix pour meubler nos week-ends. Pourtant, N'y a-t-il pas d'autres loisirs à inventer ?
Notre rôle d'organisateur ne doit pas se limiter à la mise en scène d'un spectacle avec comme seul soucis de répondre aux attentes des consommateurs que nous sommes. Le sens que nous aurons su (où pas) donner à nos activités, aura pour conséquence de créer un capital émotion dans le public.
L'important, c'est de donner un sens aux actions que nous entreprenons. Cela n'est pas nouveau, mais aujourd'hui cela devient excessivement difficile. Pourtant, Comment faire pour mettre en scène nos émotions ?
L'émotion que nous cherchons à partager doit être privilégiée. C'est la seule chose qui doit animer chaque membre de l'organisation du festival. Le public ne doit pas être cantonné au rôle de spectateur, mais être mis au coeur de la fête. La fête ne doit pas être faite pour lui, mais par lui !
Voilà pourquoi la danse fera la part belle à l'initiation et le cheval sera mis en lumière sous l'angle de la complicité entre son destin et le nôtre, hier, aujourd'hui et surtout demain.
Nous voulons ouvrir de nouveaux horizons. A commencer par la semaine qui suivra et que nous ne souhaitons pas tout à fait comme les autres pour celui où celle qui nous aura fait le plaisir de venir.
Le 27/07/09 à 14h00
Paul Ricard !
Le chemin semble interminable et achève de donner à l'événement, la dimension gigantesque d'un rêve de gosse. Je revois chaque panneau publicitaire, les premiers camions aux couleurs des formules 1 qui ornent les murs de ma chambre. Plus tard, j'apprendrai que le circuit est l'oeuvre d'un homme qui savait en le créant qu'il créerait quelque chose à la hauteur d'un rêve de gosse.
Paul Ricard, qui aurait eu cent ans ce mois de juillet, est décédé en novembre 1997. Il a laissé derrière lui une entreprise de tout premier plan, mais surtout un esprit, empreint d'humanisme, que perpétuent à merveille ses cinq enfants.
Patrick, président du groupe Pernod-Ricard, Bernard, Danielle qui fût l'épouse du torero César Gijon, Béatrice, et la benjamine, Michèle, qui a hérité du domaine de Méjanes en pleine Camargue : 670 hectares achetés jadis, aux sucreries Saint-Louis de Marseille, dont 150 hectares de l'étang de Vaccarès.
Bon nombre des collaborateurs de Paul Ricard ont échappé au STO, après s'être réfugiés dans ce domaine que le brillant capitaine d'industrie convertit dès le début de la seconde guerre mondiale, en une authentique ferme agricole.
Superbe, ce domaine touristique est aujourd'hui un laboratoire environnemental et un conservatoire des traditions camarguaises qui n'a pas son égal. Il reçoit, chaque année, 150 000 visiteurs en quête d'authenticité.
Il a son équivalent sur l'île des Embiez dans le Var, l'équivalent pour la préservation océanographique, veillant à la protection des fonds sous marins. On retiendra également, parmi le patrimoine familial ou sociétal, l'île de Bendor, la presqu'île de Cassis ou le château Sainte-Marthe à Marseille. Le circuit pour faire rêver les gosses a été cédé depuis.
Toutes ces oeuvres ont un point commun, celui d'être tournées vers et pour le public. Paul Ricard s'identifiait à cette Camargue, terre qui se mérite, tour à tour dure où tendre mais toujours généreuse et hospitalière.
Le 27/06/09 à 14h00
Chambres d'hôtes !
En France comme ailleurs, l'expérience du cavalier s'enrichit de l'univers des « hommes de chevaux ». Qu'ils soient gardians de Camargue, écuyers de l'école portugaise, wranglers du Montana, explorateur en Patagonie, ou chuchoteur au Drakensberg, ils partagent un savoir-faire et une maîtrise qui tend à l'osmose entre le cheval et son cavalier.
Pour nous à Groboz, le voyage ne s'arrête jamais. Parce que l'éveil, la curiosité, le désir de connaître, de nous émouvoir, de découvrir, empruntent aussi d'autres voies que celles du déplacement. Cet état de voyageur permanent, nous le devons à nos lectures, aux musiques, aux expositions, aux goûts d'une cuisine traditionnelle. En un mot, à cette culture liée à l'ailleurs, immense et si productive ces dernières années.
Ecrivains, peintres, cinéastes, musiciens, photographes, scientifiques, tous nous ramènent du monde un voyage généreux, puisque, au retour, ils n'ont de cesse de nous le faire partager. Son, écriture, photo, peinture, cinéma! ces territoires de l'émotion et de la connaissance ont, eux aussi, leurs « campements », traduisez leurs lieux d'accueil.
Le jour où nous avons découvert Groboz, nous avons su
Cet endroit fait partie de ces endroits qui ne trichent pas ! Qui vous donnent, mais qui vous transporte avec leur générosité. Avant de connaître Groboz, notre objectif était de vivre au milieu des chevaux, égoïstement. Puis l'envie s'est voulue plus exigeante avec son besoin de partager.
Nous avons beaucoup reçu des autres. Comment pouvons nous partager à présent? En recevant justement dans cet endroit d'accueil. Dès notre arrivée en 2003, nous avons lancé le projet chambres d'hôtes. Trop vite sans doute, la vie c'est aussi çà ! un cortège d'imprévus comme l'éventualité de la construction d'une ligne TGV.
Aujourd'hui ! Il est temps de repartir pour un deuxième départ. Le monde change et change vite, avec un paysage nouvellement façonné et des besoins de sociétés différents. S'adapter ne signifie pas renoncer à ses rêves. Donc dès le verdict connu, il sera temps de repartir pour un deuxième départ dans la réalisation des chambres d'hôtes. Nous vous ferons vivre chaque étape de l'aventure !
Le 27/05/09 à 14h00
Festival de Groboz !
Le monde aurait-il été le même sans les chevaux ? Aurions-nous conquis tant de continents, cultivé tant de terres, élevé tant de bétail si, un jour, un être n'avait accepté de nous prendre sur son dos, de nous donner sa force et son courage ?
Aujourd'hui nous nous sommes habitués aux facilités que nous offre le confort de la vie moderne. Et pourtant ! Il nous manque quelque chose de fondamental, mais quoi ? Qu'avons-nous perdu ?
Il existe des régions du monde dans lesquelles, le cheval n'est pas seulement un plaisir ou une distraction. Les conditions de vie, de survie quelque fois, imposent un regard différent sur le cheval.
A Lahore, au Pakistan, ils servent de taxis. En Asie centrale, la viande de cheval et surtout le lait de jument fermenté permettent à des milliers de nomades des steppes de ne pas mourir de faim, malgré la pauvreté alimentaire de leurs territoires.
Ces peuples cavaliers d'Amérique, d'Asie et d'Afrique ont développé des équitations de prestige certes, comme partout ailleurs, mais surtout de travail. Sans cheval, pas de troupeaux, pas de chasse, pas de transport.
En Occident, nous avons oublié à quel point les chevaux furent nos indispensables compagnons. Le contact omniprésent avec l'animal. La douleur des paysans, quand la guerre réquisitionnait leurs chevaux. Ou quand il fallait les manger en temps de disette.
« Si caemos mi caballoy po, levantad primero mi caballo : si nous tombons, mon cheval et moi, relevez d'abord mon cheval » disait le roi Philippe IV d'Espagne.
Solidarité de destin dans la conquête, mais unis dans l'adversité, l'histoire des hommes et celle des chevaux sont étroitement liées. Solidarité de destin, ne serait ce pas ce qui nous fait cruellement défaut aujourd'hui ?
Heureusement la diversité des équitations du monde est là pour nous rappeler à quel point le fil qui unit les civilisations et leurs montures, n'a jamais été rompu. Nous ne reviendrons jamais en arrière, Dieu merci, mais nous devons changer notre regard, notre conscience pour vivre mieux.
Et voici que tous ces chevaux du monde entier, cette infiniment densité de races revivent, se diffusent, conquièrent de nouveaux espaces ! A nous de lire dans cet être magnifique et continuer à unir son destin au notre.
Les évènements que nous auront su créer, attesteront de la multiplicité des cultures équestres, de la beauté des peuples cavaliers, qui continuent, partout à travers le monde, de vivre et de vibrer à travers leurs chevaux.
Cette année, le festival de Groboz, nous conduira sur un rythme country, puis flamenco, des Etats unis à l'Espagne.
Le 27/04/09
Doute !
Nous avons conscience du besoin de renouveler nos juments et souhaitons un maximum de naissances en pouliches. Pourtant les choses ne tournent pas toujours comme on l'imagine. En période de poulinage, je me lève à 06h00 et avant même de déjeuner, je file dans la prairie de l'élevage. Il y a quelques jours, j'aperçois en lisière de bois une tache blanchâtre à coté de Djamila avec un mauvais pressentiment. J'accélère le pas et trouve la poche avec le poulain prisonnier à l'intérieur. Je la crève sans illusion ! Le poulain est déjà mort, noyé ! il n'a pas pu crever lui-même la poche.
Pourquoi ?
Dans ces moments là ! Vous doutez de l'utilité de tout çà ! Le désespoir vous envahit et vous doutez de votre vocation durant quelques minutes. Puis vous puisez en vous quelques ressources et enclenchez sur une chaine d'opérations qu'il faudra de toute manière exécuter: Remonter le poulain et la mère, appeler le vétérinaire pour la délivrance (dans les situations à problème, la règle d'or est de ne plus rien laisser au hasard), appeler l'équarrisseur, et puis enchainer sur la journée de travail avec les rendez vous (dont ceux du début qu'il va falloir recaser).
Heureusement, je peux compter sur Edmond et puis les enfants qui comprennent ce genre de situation bien avant les copains de leur âge. Non seulement ils ne loupent pas l'heure du car pour l'école, mais ils sont solidaires, s'occupent de la maison et trouvent les mots qui vous redonnent espoir. Martin (6 ans) : "Maman ! Regarde tous ceux qu'on a déjà!"
Maintenant, il faut décortiquer froidement ce qui s'est passé, aller au bout du bout au risque de s'enfoncer le couteau au plus profond de la plaie (il s'agissait d'une jolie pouliche porteuse d'espoir pour l'élevage), je souffre plus encore (est-ce-possible ?), Il faut décortiquer froidement ce qui s'est passé, je disais donc ! Voir la cause, l'analyser et la replacer dans notre philosophie d'élevage. Dans certains élevages, il y a des caméras vidéo qui permettent à l'éleveur de suivre la jument depuis son lit et d'intervenir dans les dix minutes dès le début du poulinage. Je comprends, je ne juge pas. Je nous remets en cause pour assumer nos choix d'élevage qui ont par certains cotés des faiblesses: A Groboz, nos méthodes d'élevage sont inspirées de l'observation du cheval dans son environnement naturel.
Je transforme ma révolte en gratitude. J'en profite pour remercier Edmond (celui qui a créer l'élevage il y a plus de vingt ans) qui s'est réveillé plusieurs fois durant plusieurs nuits par moins dix degré et permettre à Vadia de naître cet hivers dans des conditions naturelles qui ne l'auraient pas permis. Nous aurions accepté que Vadia ne survive pas, nous n'acceptons pas que cette pouliche qui est née dans des conditions idéales (pas de pluie, pas de vent, onze degré) Pourquoi voulons nous tout maîtriser ? Et si tout simplement ce poulain était faible et qu'il n'avait pas sa place parmi nous, parce que la nature ne s'encombre pas de notre sensibilité, parce que notre aide lui aurait permis de survivre combien de temps ? Et pour quelle existence misérable?
Nadine
Le 27/03/09
La saison de monte!
Dans la nature, les poulinages ont lieu au printemps. Le cycle de la nature prévoit que les naissances aient lieu à la période la plus favorable pour la survie du poulain. Ce phénomène est très net dans la race Barbe. En effet, les Barbes originaires de régions au climat rude : il est essentiel pour la survie de l'espèce que les poulains ne viennent au monde que lorsque les conditions climatiques sont suffisamment clémentes et que la qualité de l'herbe est suffisante pour assurer l'alimentation de la mère en lactation.
Idéalement, la naissance doit donc se situer entre la fin du printemps et le début de l'été. C'est pourquoi l'ovulation est étroitement liée à l'ensoleillement. Dans l'espèce équine, on assiste à un ralentissement et un arrêt de la gamétogénèse entre la fin de l'automne et le début du printemps. La reprise est déclenchée par la photo période (durée de l'éclairement par 24 heures). Dans certains haras de chevaux de course, on place les juments sous lumière artificielle afin de hâter l'apparition des chaleurs et permettre de faire naître des poulains très tôt dans l'année.
Officiellement, dans les Haras Nationaux, la saison de monte s'étend du 15 février au 14 juillet. Dans notre désir de maîtriser les éléments précédemment cités, nous engageons des processus d'élevage pour éviter des désagréments dans notre organisation quotidienne. Il est sage par exemple, d'isoler systématiquement l'étalon du troupeau au plus tard le premier août.
A Groboz, nos méthodes d'élevage sont inspirées de l'observation du cheval dans son environnement naturel (sans l'introduction de la main de l'homme). Ainsi, vous verrez toujours l'étalon au milieu de ses juments. On privilégie l'équilibre mental du cheval quitte à ne pas se faciliter la vie dans un premier temps. Par contre sur la durée, nous gagnerons du confort et du temps avec la manipulation de chevaux équilibrés dans un milieu qu'ils n'appréhendent pas!
Par exemple, notre étalon et ses juments pourront aisément s'accommoder de la venue de nouvelles juments présentes pour être saillies. Plus besoin de monte en main et de timing serré avec de nombreux déplacements pour faire saillir une jument de l'extérieur, vous la laissez un mois où deux en pension au sein du groupe, son intégration dans le groupe se passera facilement du fait de la sérénité de chacun de ses membres.
Nadine
Le 27/02/09
La rencontre!
Le 27 février 1992, j'ai fait la rencontre qui allait bouleverser ma vie...
Il y a un mois , j'ai croisé un garçon. Juste croisé, car le lendemain je participais à mon premier TREC à Grandris dans le Rhône. Le lendemain justement, il était là avec toute la bande. Il faisait un froid de canard et pourtant ils étaient venus. Je me souviens qu'ils avaient acheté des fromages de chèvre.
Donc ce 27 février, nous sommes en boite de nuit à Saint-Jean. La bande qui était venue me voir à Granris est là! Jean-Marc m'adresse ces quelques mots:
"Le bonheur c'est simple, c'est une maison avec des chevaux autour..."
Je me souviens m'être dit: Soit ce mec se fout de ma gueule, soit il est génial!
Plus tard dans la nuit, nous sommes allés chez lui à Saint-Jean. Peu à peu, tout le monde est parti et nous sommes restés tous les deux. Nous ne nous sommes jamais quitté. Dix sept ans après, la maison existe avec des chevaux autour.
Nadine
Le 30/01/09
Objectifs!
Il y a deux types d'évènements qui peuvent se produire: ceux qu'on avait prévu et ceux qui vous tombent dessus. Groboz n'échappe pas à la règle.
L'assimilation de la formation du travail en selle pour les poulains nés en 2007, Taous, Tarik et Thiyya, est programmée dès le début de l'été. L'anticipation du renouvèlement des juments de l'élevage a très bien débuté puisque le 05 janvier est née Vadia. Nous avons besoin de quatre hectares supplémentaires de prairie. Une convention d'exploitation devrait être signée pour deux hectares avec la société d'autoroute en bordure de propriété. Le taillis est malheureusement trop âgé et ne peut être convertis en prairie, c'est en production de bois en plaquettes pour chaudières polycombustibles qu'il devrait trouver sa raison d'être et participer au programme de développement durable dans lequel Groboz est impliqué. Pour la prairie, nous devrions récupérer un hectare de la ferme, de bois et taillis destiné à l'origine au bois de chauffage. La première édition du festival du rock et du cheval verra le jour le premier week-end de septembre dans sa forme définitive. L'éclairage de la stabulation devrait être réalisé pour le travail de nuit, l'automne prochain.
Et puis, il y a les évènements dont nous n'avons pas la maitrise: La décision finale sur le tracé de ligne TGV devrait intervenir à la fin du premier semestre. Nous faisons confiance à l'ensemble des acteurs, élus, riverains des différents tracés, pour faire le choix le plus juste. Quant à nous, nous prendrons nos responsabilités... Un autre ouvrage, beaucoup moins spectaculaire celui-là, l'enfouissement de la ligne électrique moyenne tension qui alimente le hameau, devrait être réalisé autant pour l'esthétisme du paysage que par soucis d'économique à long terme dans l'hypothèse de tempêtes décennales récurrentes.
Nadine
Le 17/12/08
Bilan !
Il y a deux types d'évènements qui peuvent se produire: ceux qu'on avait prévus et ceux qui vous tombent dessus. Groboz n'échappe pas à la règle.
Les objectifs 2008:
Vendre un poulain. Nous en avons vendu deux.
Réaliser un site internet. Il est accessible depuis juin.
Apprendre à débourrer les poulains. Il reste à assimiler le programme de formation du travail en selle dés le début de l'été 2009.
Récupérer quatre hectares de foncier. La société d'autoroute en bordure de propriété doit se prononcer sur le rétrocession de deux hectares de taillis à défricher.
Lancer l'ébauche d'un festival. La fête de Groboz s'est déroulée le premier week end de septembre, dans le cadre de l'opération de communication EQUID'Ain.
Terminer la stabulation de l'élevage. Toute la surface bétonnée de l'aire d'exercice est à présent réalisée.
Et puis il y a les impondérables:
Le projet de ligne TGV. La décision finale sur le tracé retenu devrait intervenir au premier semestre 2009.
Nadine
Le 29/11/08
Sevrage !
Ce matin, nous sevrons nos poulains de l'année. Le sevrage est une étape naturelle dans la vie d'un cheval, mais il induit toujours une crise physiologique et psychologique qui sera d'autant mieux tolérée que le sevrage aura été bien préparé.
Le sevrage brutal:
C'est la méthode classique, qui reste la plus employée. Il consiste à séparer définitivement le poulain de sa mère. Le poulain est enfermé seul ou avec d'autres poulains de son âge.
Le sevrage progressif:
C'est la méthode qui se développe. Le poulain est sorti du groupe de chevaux durant deux heures puis remis au pré avec sa mère. L'opération est répétée les jours suivants, en augmentant progressivement la durée des séparations. Avant de passer à une séparation complète qui sera ainsi mieux supportée.
Dans la nature, le sevrage s'éffectue de lui-même: le poulain tète de plus en plus rarement, et ne cessera totalement de le faire que lorsque sa mère aura un autre poulain, au printemps suivant. Les poulinages ayant lieu au printemps, la jument ressaillie le mois suivant sera pleine de cinq ou six mois à l'entrée de l'hiver où elle devra affronter à la fois les intempéries, les fatigues de la gestation et celles d'une lactation "de luxe".
Les poulains de races primitives comme le Barbe, deviennent autonomes relativement tôt. Dans le désert, la nécessité de parcourir de grandes distances pour découvrir l'eau ou l'herbe exige que les jeunes soient plus vite adultes.
A Groboz, nos méthodes d'élevage sont inspirées de l'observation du cheval dans son environnement naturel (sans l'introduction de la main de l'homme).
Nous laissons les poulains dans la prairie d'élevage et ce sont les juments et l'étalon qui sont transférés dans une autre prairie durant le mois de décembre. La particularité du sevrage à Groboz réside dans le fait que nous remettons tout le monde ensemble en janvier dans la prairie d'élevage pendant trois mois. En effet, le poulain est alors sevré mais il continue sont apprentissage de la vie du groupe tel qu'on le trouve à l'état naturel.
Nadine
Le 19/11/08 à 14h00
Débourrage !
Novembre est traditionnellement le mois des salons et des rendez-vous. Cet après midi, j'ai quelques appels à donner pour tenter de réunir les uns fédéraux et les autres puristes de l'équitation western qui devrait faire l'affiche de la première édition du festival.
Ce beau jour qui pourrait être un des derniers de l'année, me pousse dehors! A moins que ce soit pour profiter du spectacle... J'aime volontier m'égarer à regarder Nadine et Marie quand elles travaillent les poulains.
En novembre, ils sont répartis en trois groupes:
Un pour les poulains de dix huit mois.
Un pour les pouliches de dix huit mois.
Un pour les poulains et les pouliches de six mois qui sont encore avec leurs mères.
A six mois, un poulain supporte le licol et est capable de rester à l'attache.
A dix huit mois, il est capable de: venir quant on l'appelle au pré, se déplacer en longe et seul sur une route, monter dans un van, donner ses pieds, travailler en longe aux trois allures.
Mais je m'égare de mon emploi du temps. L'idéal pour l'amour du cheval, serait d'organiser un festival du rock et du cheval où toutes les équitations seraient représentées au fil des éditions, dans leurs plus pures traditions, sans concurrence et dans une seule fédération.
Le 26/10/08 à 16h00
Couleurs d'automne !
Pour ce rendez-vous avec la lumière d'automne, le pays a revêtu la palette des rouges et jaunes. La terre s'unit aux feuilles humides pour embaumer. La brise caresse la peau.
Nous sommes aux pommes !
Aussi loin que mes souvenirs remontent, j'ai toujours aimé cette saison. Peut être parce que c'est elle qui aiguise le plus les sens.
Qui ne se souvient pas de l'odeur des cartables neufs, le jour de la rentrée ?
Le 11/10/08 à 09h00
Projet LGV Rhin Rhône !
Suite au journal du 30/09/08, certains d'entre vous nous contactent pour connaître l'avenir de Groboz!
Groboz est un patrimoine vivant qui répond à petite échelle, à des enjeux majeurs pour le développement de la société .Autour de nous, il y a des vocations semblables à la notre. Toutes ont quelque chose en commun, elles sont conçues autour de l'idée qu'elles doivent durer. Pourtant, remettre en cause leur avenir est envisageable dans le cas où l'intérêt collectif est supérieur.
Loin des sentiments que nous pouvons éprouver, la seule question qu'il faut se poser est:
Est-ce que l'intérêt collectif de la ligne à grande vitesse Rhin Rhône secteur sud, est supérieur aux intérêts particuliers et collectifs qui seraient anéantis où réduits suite à sa construction, Groboz y compris ?
Alors il faudra accepter la décision qui sera rendue à l'automne 2009 et voir Groboz disparaître.
Depuis le début de l'année, la vie à Groboz continue comme si de rien n'était. Seuls les travaux des deux chambres d'hôtes dans le bâtiment de four, sont suspendus jusqu'à l'automne 2009.
Le 30/09/08 à 20h00
Projet TGV Rhin Rhône !
"Arrêtez d'être fatalistes! dites leur Non! On ne veut pas de votre TGV!"
Cà y est, nous y sommes... Nous l'avions prévu en préparant la réunion publique de ce soir, ce type de réaction est devenue commune.
Pourtant Groboz est touché de plein fouet par ce projet, par le progrès... J'ai le coeur serré, mais ma préoccupation est ailleurs...
Dès le début de l'été, j'ai alerté notre conseiller général sur la nécessité de fédérer nos concitoyens autour de l'état de droit, seul capable de préserver l'unité pour accompagner le développement:
Nous devons nous rendre à une évidence. Les mentalités ont évolué imperceptiblement depuis trente ans. A l'état de droit c'est peu à peu substitué, l'état providence...
Le 16/09/08 à 09h00
Vivre tout simplement!
"Alors ton festival! Il a été annulé à ce qui parait... Vous n'avez pas eu de chance avec le temps!"
Ces quelques mots résument la vision que nous avons de notre existence...
Le plus souvent, les évènements se succèdent les uns aux autres. On est dans celui qu'on vit, en attendant le suivant. A ce rythme, chaque évènement est destiné à meubler son temps...
Dans certains cas, il y a une catastrophe pour meubler la conversation qui devient à elle seule un évènement.
Et puis çà sert à quoi un festival? Cà rapporte quoi?
Vivre tout simplement!
Et même subsister pour les plus modestes d'entre nous.
Aujourd'hui, nous prenons à nouveau conscience qu'il faut créer de la richesse pour vivre! Pour créer de la richesse, il faut l'enthousiasme de chacun.
L'enthousiasme ne naît que des histoires d'amour que l'on est capable de provoquer.
Nos chevaux, comme notre goût pour un art, ont besoin de s'exprimer dans des évènements que nous aurons voulu où pas.
L'annulation d'un évènement n'est pas insignifiante, elle ne concerne pas que les quelques centaines de spectateurs attendus. L'annulation d'un évènement, c'est avant tout se résigner à laisser nos sensibilités rester lettres mortes.
Il y a ceux qui se sont mouillés. Il y a ceux qui ont osé un nouveau programme improvisé, sans attendre de matériel supplémentaire, uniquement par passion. Il y a ceux qui ont osé décevoir ce public prédisposé à meubler la conversation du lendemain...
Cette attitude que vous avez adopté pour ce numéro zéro, sera le pilier majeur du festival du rock et du cheval...
Le 04/09/08 à 19h00
Festival de Groboz!
Jeudi à 19h00, Patrick n'est pas venu nous saluer tout de suite. Il est descendu de voiture et a filé en direction de la carrière.
"C'est jouable!". Ses yeux brillent.
Nous revenons de loin, il s'est abattu depuis deux jours l'équivalent d'un mois de précipitations sur la région de Bourg en Bresse.
La décision de poursuivre le show western n'en revenait qu'à lui seul.
Vendredi est un régal, le vent du sud souffle et ne semble pas fléchir. Le sentiment est celui que l'on ressent quant on va retrouver pour un premier rendez-vous, une fille qui a fait chavirer votre vie la veille.
Plusieurs fois dans la nuit, je me relève en espérant que le vent du sud qui a faiblit avec la tombée de la nuit ne arrête pas.
Samedi à 05h00, je n'aurai pas ce loisir, j'entends depuis mon lit la pluie tomber.
Toute la matinée, le sentiment est terrible, entre l'espoir que çà cesse, là maintenant! alors que çà sera récupérable et l'envie de se résigner pour passer à autre chose, plutôt que ressasser tout le travail de ces derniers mois qui ne fera jamais rêver, pas même un enfant.
A midi, nous devons prendre la décision d'annuler le show western de cet après midi. Le sol de la carrière ne supportera pas une nouvelle journée de pluie! Nous avons de plus le loisir de le faire car nous avions communiqué dans la presse un numéro de téléphone à contacter si la météo est incertaine.
La question de l'annulation de la soirée rock est plus difficile à prendre.
Nadine veut que l'on continue, Olivier ne le souhaite pas, nous décidons finalement de remplacer la soirée rock par une soirée line danse.
Il sera plus facile sur ce type de spectacle de tirer parti de la réduction du public par l'annulation du show western.
Tout çà ne gomme pas la déception, car ce n'est plus l'esprit du festival...
Dimanche matin, nous décidons de vivre chaque instant avec intensité sans attendre rien de la prochaine demi-heure.
A 11h00, tout c'est mis en place sans que l'on s'en rende compte et le site est conforme aux divers arrêtés préfectoraux.
Carol prend le micro et lance l'ouverture de la fête de Groboz, le public est là! et pas comme on a l'habitude de le voir! chacun semble s'approprié quelque chose de la fête et c'est peut être là que réside le point de départ de l'esprit du Festival de Groboz.
Le 30/08/08 à 11h30
Festival de Groboz!
Novembre 2002, çà fait presque un an que l'on cherche une ferme pour vivre au milieu des chevaux. J'ai rendez-vous pour la visite d'une ferme Bressane à vendre. Le chemin goudronné ne laisse rien présager de particulier, pas plus que les trois bâtiments typiques. Nous contournons le bâtiment principal et là, alors que toutes les préoccupations d'usage en pareils circonstances, auraient du m'accaparer, je suis intrigué par la galerie ouest du bâtiment principal. Les niveaux, les pentes, à moins que ce soit ce patrimoine vieux du dix huitième siècle, l'ensemble laisse entrevoir, au travers des moellons, un décor de théâtre.
Les mois passent, la vie se construit, autour des chevaux, comme prévu. Peu à peu apparaît le besoin de donner du sens à leur vie avec nous. Comme avant, il y avait du sens pour les gens à les utiliser pour vivre. Les chevaux ne se suffisent pas à eux-mêmes, il faut les mettre en résonance avec la culture et le patrimoine.
Juin 2007, un soir de fête de la musique à Lyon, je parviens à associer les trois éléments du puzzle :
Un patrimoine, un rôle pour les chevaux et un groupe de rock qui rencontre son public.
Ce soir là, naît l'idée d'un festival.
Le week-end des 06 et 07 septembre, le festival du rock et du cheval va vivre son premier rendez-vous, sous la forme d'une fête.
Septembre 2009 verra la première édition du Festival de Groboz sous sa forme définitive, en fonction des enseignements recueillis cette année.
Le 14/08/08 à 11h30
Camargue!
En fin de matinée, je regarde Nadine et les enfants s'éloigner en direction du phare de la Gacholle.
Il pleut et nous avons mangé dans la voiture.
J'enclenche la marche arrière et m'aventure sur leurs traces en improvisant une manière de conduire propice au franchissement des cratères creusés par les intempéries. La technique consiste à ne jamais aborder de face la crête mais de coté à la manière d'un skieur en slalom.
Marie n'est pas étonnée de me revoir!
- C'est une bonne idée Papa! Je crois que çà aurait été trop dur pour Martin... Il n'a que cinq ans!
Heureux de ce soutien, je trouve que la randonnée de 15 km au lieu des 18 Km initialement prévus, a bien meilleur allure.
Après avoir laissé la voiture aux Saintes, j'opère la jonction par l'autre coté de la digue à la mer, à l'endroit prévu. Martin a parcouru 8 Km en moins de deux heures.
Nous passons une partie de l'après midi, pratiquement seuls, sur une plage de 1 500 Ha.
Sur la deuxième partie, nous rencontrons des chevaux et là: Martin nous explique qu'il s'agit de juments. Les arguments du petit bonhomme ne manquent pas d'attirer l'attention du groupe de cavaliers et la proposition pour lui de continuer le parcours à cheval.
Après avoir gagné quelques Kilomètres au début de la randonnée, Martin se paye un autre répit dans la traversée de la Camargue entre mer et Vaccarès. Nous le récupérerons dans la soirée sur la route de Cacharel.
Le 26/07/08 à 20h30
La cause animale!
Le halo de lumière des projecteurs donne à la scène encore plus de relief!
Sur la carrosserie de la berline de luxe, quatre verres et une bouteille de pastis, ultime parfum du midi pour accompagner les chevaux qui ne sont pas de race camarguaise mais Lusitaniens.
Comme le midi de la France, comme toutes ces régions fascinantes qui cultivent le goût, l'envie, ..., et souvent l'amour des chevaux, grâce à la conviction que nos vie passent mais que le sens que l'on leur donne reste...
Le Portugal est à l'honneur ce soir à la féria de Marboz.
Là au pied des arènes érigées pour la circonstance, cinq entiers Lusitaniens sont alignés le long d'un camion immatriculé dans les Bouches du Rhône.
Cinq chevaux dont le halo de lumière mais en relief leur allure, mais c'est dans leur regard que l'on puise toute l'amplitude de leur vie.Vie rendue possible par l'amour de leurs propriétaires.
Plus tard dans les tribunes, des gens semblent percevoir cette différence par rapport aux multitudes de spectacles qui nous sont habituellement donnés à consommer.
J'ai une pensée pour ceux qui lutte contre la corrida. La puissance de leur engagement est du même tonneau que celle qui anime nos passions ancestrales, car elles viennent toutes deux du cur.
La cause animale a besoin de toutes les forces, même si elles sembles contradictoires de premier abord.
Sous peine à terme de faire de chaque combat un chemin qui conduise à devenir des Ayatollah de la cause animale.
Le 12/07/08 à 17h00 :
Nous négocions les lacets de Saint Just les uns après les autres.
Nous nous aventurons à remonter le temps! Il y a... seize ans déjà.Je sillonnais le même paysage avec Catherine cette fois et nous venions de te laisser sur le parcours du TREC de Grandris, avec le même enthousiasme pour les chevaux qu'aujourd'hui...
Nous avons rendez-vous avec Lauris que j'ai abondamment eu au téléphone à propos du tri de bétail qui doit figurer au programme du premier festival.
Ce "come back" nous amuse puis nous entraine au fil des mots sur nos passions, du mal dont on les rend coupables, sacrifiées sur hôtel de nos peurs.
Le panneau indique "Col de la croix de l'Orme 733m". Il est temps d'abandonner la voiture pour suivre l'itinéraire fléché qui doit nous conduire chez Nicolas et l'épreuve de tri de bétail qu'il organise...
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